Benjamin Servet, co-fondateur et Directeur UX & Innovation

Benjamin Servet, diplômé de l’Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts avec mention et d’Esthétique à Paris VIII, a 43 ans et travaille depuis plus de 15 ans dans le multimédia digital.

Benjamin Servet a fondé avec Jean-François Marti et Greg Wolf l’agence Nealite. Folco Chevallier est arrivé chez Nealite en 2006, quelques mois après la création de l’agence. Chez Nealite Benjamin est le garant du suivi et de l’évangélisation interne et externe des méthodologies largement inspirées du design thinking, mises en place pour traiter des sujets complexes et stratégiques avec les clients et décideurs. Benjamin a pour ambition de faire de Nealite l’agence de référence en matière d’expérience utilisateur, par laquelle il sent qu’une nouvelle forme de culture d’entreprise et de transmission pourra s’implanter en France. A ce titre, il intervient dans plusieurs grandes écoles de communication (le CELSA, l’HETIC), et à des conférences.

Comment en arrive-t-on là ?

Benjamin est un créatif, qui puise les réflexions qu’il met en œuvre dans l’agence dans l’art et son environnement en général. Il expose dès le début des années 1990 dans divers salons et galeries, en France, en Allemagne et en Angleterre. A la fois par curiosité et par besoin alimentaire, il se tourne rapidement vers la PAO et le multimédia. Internet émerge, et de nombreux artistes utilisent l’écran comme un support d’expression, doté de spécificités propres et d’interactions nouvelles entre l’œuvre, l’artiste et le public. Il fonde alors une revue sur la création expérimentale sur Internet, et monte des projets avec divers artistes aujourd’hui reconnus. En collaboration régulière avec le Ministère de la Culture, Benjamin rejoint la Villa Médicis de Rome où il a un rôle de conseiller aussi bien auprès des artistes (dont Jean-Michel Othoniel) que des dirigeants. Il construit des war rooms, met en place des dispositifs brainstorming et de tests utilisateurs, et devient un design thinker avant l’heure dans le monde de l’art contemporain.

A la fin des années 1990, Internet prend de l’ampleur. Pierre Bensimon, de LibertySurf (Telecom Italia, Alice), demande à Benjamin de monter le studio Web. C’est là qu’il rencontre Jean-François Marti et Greg Wolf. Ben a carte blanche pour diriger une quinzaine de personnes. Il applique de nouveau les méthodes qu’il avait utilisées à la Villa Médicis et s’aperçoit, grâce à des voyages dans la Silicon Valley, que les plus grandes agences d’innovation s’en servent dans les grandes largeurs. LSF Network, à San Francisco, l’engage pour 2 ans et demi. Ben y voit les méthodes qui lui tiennent à cœur s’industrialiser et s’étendre à l’ensemble des domaines de la création et l’innovation, notamment au sein de l’agence créative Ideo et chez Dyson, dont les aspirateurs sont conçus via des processus de tests, de prototypages, de réflexion et d’orientation vers l’expérience utilisateur.

A son retour à Paris, Ben a de nombreux échanges avec Greg Wolf et Jean-François Marti, convaincus également de l’importance d’appliquer les méthodes du design thinking au plus vite ne France. Au bout d’un an et demi, tous trois montent la structure de Nealite.

Et sinon, que fait Ben et quels sont ses hobbies ?

Ben n’a jamais cessé sa production artistique. Chaque jour depuis 10 ans, il envoie une photographie, dont certaines ont été publiées dans le New York Times et aux éditions Verticales. Il y perçoit un acte politique, celui de « donner à voir » le monde, l’environnement, les gens, l’urbanisme. Il dessine également de nombreuses séries dont les thèmes tournent autour des discriminations et de l’intégration. Cela rejoint son amour de l’immersion par les voyages, en particulier dans les pays du Maghreb et d’Afrique, où il voit un potentiel culturel, scientifique et économique qu’il qualifie d’ « énorme ».

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